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Rencontre avec la directrice du Lycée français André Malraux de Rabat
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Dans le cadre du Congrès de la MLF, nous avons échangé avec Sophie Churlet, directrice du lycée français international André Malraux à Rabat, l’établissement hôte de l’évènement.
Pour les 120 ans de la Mission laïque française et les 25 ans de l’OSUI, le réseau de l’enseignement français à l’étranger, a organisé un congrès international à Rabat, au Maroc. Pour Sophie Churlet, la directrice du lycée André Malraux, "c'est un honneur" d'accueillir l'évènement dans son école.
La laïcité dans les établissements français au Maroc
Le lycée André Malraux accueille à 98% des élèves sont marocains et sont donc tous musulmans. La façon de mettre en avant la laïcité peut donc se poser. Aux yeux de la directrice, la laïcité "est un non sujet", dans le sens qu'elle est synonyme d'acceptation et de respect de l'autre. De plus, toutes les familles qui s'inscrivent dans les "missions" connaissent les conditions d'entrée, et les valeurs qui y sont promulguées. Ainsi, un contrat de confiance et de dialogue est signé.
Les conséquences de l'objectif présidentiel sur le lycée André Malraux
Le président Emmanuel Macron a pour objectif de doubler l'effectif des élèves et d'élargir le réseau d'établissement français à l'étranger, à l'horizon 2030. Pour Sophie Churlet, cette visée peut être à double tranchant.
La "mission" de Rabat ne peut plus accueillir de nouveaux élèves, il est donc impossible d'augmenter sa capacité. Cependant, l'Office scolaire universitaire et internationale (OSUI) - l'association soeur de la MLF dont font partie les lycées français marocains - est constamment sollicitée par des lycées privés bilingues marocains pour son expertise. Créer un partenariat avec de tels établissements pourrait participer à l'agrandissement du réseau.
Par ailleurs, depuis 2019 de nombreuses structures scolaires privées ouvrent et créé de la concurrence dans le panorama éducatif français au Maroc. Cela impacte sur leur "capacité à communiquer sur leur expertise et leur savoir-faire" afin de convaincre les locaux à s'inscrire dans les missions.
Ainsi, si l'objectif du chef de l'État est de promouvoir la langue et la culture française, "il faut le faire naturellement". Cependant, elle estime qu'il ne faut pas transformer ce but en une campagne marketing ou de business.
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