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Ukraine : de nouveau des bruits de bottes / Présidentielle : qui sera le numéro 2 ? / n°232 / 13 février 2022
Description
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en direct et en public à l’École alsacienne le 13 février 2022.
Avec cette semaine :
- Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée Nationale.
- François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
- Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
- Nicole Gnesotto, titulaire de la chaire « Union Européenne » au CNAM.
UKRAINE : DE NOUVEAU DES BRUITS DE BOTTES
Tandis que la Russie mobilise depuis octobre quelques 127 000 soldats aux frontières de l’Ukraine et qu’en réponse Washington a envoyé 3 000 soldats sur le flanc Est de l'Otan - dans les pays baltes et en Pologne - tout en armant l'Ukraine, le président Emmanuel Macron s’est rendu lundi à Moscou afin de tenter d'esquisser les bases d'un compromis susceptible d'ouvrir la voie à la « désescalade ». La présence des troupes russes à la frontière ukrainienne fait craindre aux Occidentaux une invasion de l'Ukraine par la Russie, qui a déjà annexé la Crimée en 2014 et soutient dans le Donbass les séparatistes en guerre avec les forces ukrainiennes depuis la même année. Un conflit qui a fait plus de 13 000 morts et qui n'a jamais cessé malgré les accords de paix de Minsk. A l’issue de leur rencontre, le président Vladimir Poutine a salué la visite d'Emmanuel Macron, estimant que « certaines de ses idées peuvent servir de base à des avancées communes », et a promis, plus tard, d’être prêt à des « compromis ». Il a toutefois réitéré ses exigences sur la fin de l'élargissement de l'Otan et le retrait des moyens militaires d'Europe de l'Est. Alors que Paris a fait savoir que le président français avait reçu des garanties personnelles de Vladimir Poutine sur la crise ukrainienne, le Kremlin a relativisé dès le lendemain les résultats de la rencontre, en affirmant que Vladimir Poutine n'avait rien promis à Emmanuel Macron, ni sur le front ukrainien ni sur le front biélorusse. Le président français s’est ensuite rendu mardi à Kiev, où il a rencontré son homologue Volodymyr Zelensky qui a rappelé ses lignes rouges : intégrité territoriale, refus de négocier directement avec les rebelles du Donbass, refus de toute interférence dans la politique étrangère de l'Ukraine. Emmanuel Macron a terminé sa tournée diplomatique mardi soir à Berlin, avec le chancelier allemand Olaf Scholz, de retour de Washington, et le président polonais Andrzej Duda. Si ses visites à Poutine et Zelensky n'ont pas produit d'avancées concrètes sur le conflit qui oppose les deux pays, le président français revient tout de même avec un demi-succès : le dialogue se poursuit. Pour amorcer une désescalade, Emmanuel Macron a appelé à une réunion entre les représentants français, allemands, russes et ukrainiens, dans le « format Normandie », qui associe les quatre pays depuis 2014. Celle-ci s’est déroulée jeudi à Berlin. Sans succès.
Jeudi, les armées russe et biélorusse ont lancé des exercices conjoints en Biélorussie, aux portes de l'Ukraine. Ils se dérouleront jusqu'au 20 février. Le président Biden a appelé jeudi les citoyens américains à quitter « maintenant » l'Ukraine en raison du risque accru d'une invasion russe. Si Moscou et Minsk ont déjà mené des manœuvres militaires communes, les dernières en septembre 2021, elles se déroulent d’ordinaire à l'automne et sont annoncés au moins six mois à l'avance. Cette fois, l'annonce n'a été faite que le 18 janvier. Samedi, Washington a annoncé qu’il allait envoyer 3 000 soldats supplémentaires en Pologne.
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PRÉSIDENTIELLE, QUI SERA NUMÉRO 2 ?
A deux mois du premier tour, et alors qu'Emmanuel Macron n'a pas annoncé officiel