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Back to EpisodesPourquoi votre smartphone est-il menacé par le réchauffement climatique?
Description
Une chaleur excessive altère la batterie et les composants électroniques des téléphones. La fabrication des smartphones, très gourmands en matières premières et en eau, aggrave aussi la crise climatique.
On le rappelle régulièrement : dans le réchauffement climatique, chaque 0,10°C supplémentaire entraîne des conséquences parfois irréversibles pour le vivant, pour nous humains, mais aussi pour cet objet devenu le prolongement naturel de notre bras : le smartphone. Il s'en vend plus d'un milliard par an, et plus de 5,5 milliards de personnes en possèdent au moins un (et on ne compte pas ceux qui traînent au fond d'un tiroir).
Les deux premiers fabricants de smartphone sont très clairs là-dessus : les téléphones Apple et Samsung fonctionnent entre 0°C et 35°C, et au-delà, la catastrophe.
Plus il fait chaud, plus ça chauffe
Quand il fait trop chaud, la batterie prend cher. Sans entrer dans le détail des réactions chimiques, plus il faut chaud, plus cela chauffe, et cette chaleur a des conséquences sur la capacité future de la batterie et ses performances. La chaleur altère aussi les joints d'étanchéité du téléphone, qui sera ensuite plus vulnérable à la poussière et à l'humidité.
Voici donc quelques conseils pour protéger son smartphone face à la chaleur : en premier lieu, il convient d'éviter de laisser son téléphone en plein soleil, d'autant plus qu'au soleil l'écran affiche une luminosité maximale, ce qui le fait encore plus chauffer. Il faut aussi éviter les jeux, les vidéos, qui sollicitent le plus les composants électroniques. Évitez aussi de recharger la batterie – c'est la double peine. Et si votre smartphone vous brûle les doigts, il ne faut surtout pas tenter de le mettre au frigo, le choc thermique pourrait être pire !
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Cent kilos de matières premières pour un objet de 200 grammes
Entre les smartphones et le climat, c'est d'ailleurs un vrai cercle vicieux. Les téléphones sont victimes du réchauffement climatique, mais ils contribuent aussi à la crise climatique. Avant même sa première utilisation, un smartphone pèse déjà 80 kilos de CO2, le principal gaz à effet de serre. Cette empreinte carbone tient à sa fabrication et à toutes les matières premières qu'on retrouve dans les téléphones : du lithium, de l'or, des terres rares qu'il faut extraire. Pour fabriquer un téléphone de 200 grammes, il faut une centaine de kilos de matières premières, et 75 000 litres d'eau.
Le bilan environnemental du smartphone ne s'arrête pas là. Toutes ces matières premières récoltées un peu partout sur la planète sont ensuite transportées dans des usines. Un même smartphone va ainsi voyager plusieurs fois : ses composants sont fabriqués dans une usine, pour être ensuite envoyés dans une autre usine, pour l'assemblage, avant que le produit fini ne soit redistribué partout dans le monde. Partout où il fait de plus en plus chaud.