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Une attaque attendue contre le Conseil constitutionnel : quand les extrêmes tentent de fragiliser l’Etat de droit - Crochet du droit - Saison 6, ép. 7
Published 1 week ago
Description
Bonjour Sandrine et bonjour à toutes et à tous ! Si l’actualité se concentre ces derniers jours sur les revendications des lycéens mais aussi plus particulièrement sur les violences qui ont émaillé les manifestations, notamment celles du samedi 17 octobre, dans le monde des constitutionalistes c’est une remarque de Marine Le Pen, puis reprise par son parti, qui fait réagir. Cette dernière a exigé la démission de Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel. Jordan Bardella a d’ailleurs rajouté que M. Ferrand avait « piétiné l’Etat de droit », et « qu'il discrédite par son comportement, par ses propos et par son attitude l'institution qu'il est censé représenter ». Mais qu’a donc pu dire le Président du Conseil constitutionnel pour fâcher à ce point Marine Le Pen et Jordan Bardella ? A-t-il tenu des propos antisémites sur les réseaux sociaux ? A-t-il détourné de l’argent public ? Non rien de tout cela, Richard Ferrand a tout simplement rappelé une règle de droit : il a simplement rappelé que pour réviser la Constitution en respectant l’Etat de droit, il fallait passer par l’article 89. Cela vous semble un peu anecdotique ? Ça ne l’est pas du tout et cette semaine je vous explique pourquoi il est très grave que le RN en l’espèce (mais d’autres partis populistes sont sur la même ligne), remette en cause la méthode de révision de la Constitution et le Conseil constitutionnel : l’institution dont le but est je le rappelle de protéger la Constitution et l’Etat de droit.
Pour continuer sur le même sujet :
Le referendum, la démocratie et l’Etat de droit : une coexistence empêchée ? - Crochet du droit - Saison 5, ep 20