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Romain Lanéry- Les États-Unis ont des armes en orbite

Romain Lanéry- Les États-Unis ont des armes en orbite

Published 2 weeks, 3 days ago
Description

Les États-Unis viennent de confirmer qu'ils ont des armes en orbite. C'est la première fois qu'ils le disent à voix haute, et il n'y a plus de retour en arrière possible.


Le 14 septembre 2026, lors de la conférence Air, Space and Cyber organisée par l'Air & Space Forces Association à National Harbor, dans le Maryland, le secrétaire de l'US Air Force Troy Meink a déclaré que les États-Unis disposent désormais d'armes de contrôle spatial en orbite, capables de défendre la force interarmées contre les actions hostiles d'un adversaire. C'est une rupture : Washington évite d'ordinaire soigneusement de parler de militarisation active de l'espace.


Les États-Unis viennent de confirmer qu'ils ont des armes en orbite. C'est la première fois qu'ils le disent à voix haute, et il n'y a plus de retour en arrière possible. - S'abonner au podcast pour nous écouter : https://lnk.to/podcastromainlanery Le 14 septembre 2026, lors de la conférence Air, Space and Cyber organisée par l'Air & Space Forces Association à National Harbor, dans le Maryland, le secrétaire de l'US Air Force Troy Meink a déclaré que les États-Unis disposent désormais d'armes de contrôle spatial en orbite, capables de défendre la force interarmées contre les actions hostiles d'un adversaire. C'est une rupture : Washington évite d'ordinaire soigneusement de parler de militarisation active de l'espace. Il n'a identifié ni les armes, ni leur date de mise en orbite, ni leur nombre, ni leurs capacités. Volontairement : le flou fait partie de la dissuasion. Des experts avancent qu'il s'agirait plutôt de brouilleurs de signaux radio ou de lasers capables d'éblouir temporairement les capteurs de satellites espions, plutôt que d'armes cinétiques dont les débris menaceraient les infrastructures américaines elles-mêmes. Mais attention : un porte-parole de la Space Force a précisé que le contrôle spatial recouvre des moyens cinétiques comme non cinétiques, destinés à perturber, dégrader ou détruire. Personne n'a donc exclu quoi que ce soit.


Cette officialisation est une réponse directe à Pékin et à Moscou. Ces dernières années, des satellites chinois ont multiplié les manœuvres rapprochées autour d'actifs américains, et la Russie est accusée d'avoir déployé des armes antisatellites et d'intercepter des communications spatiales européennes. Le contexte, c'est aussi le Golden Dome, le bouclier antimissile voulu par Donald Trump.


Mais en levant le voile, Washington ouvre une porte. La Chine et la Russie peuvent désormais légitimer publiquement leurs propres arsenaux orbitaux, et la course s'accélère mécaniquement. C'est exactement ce qui m'inquiète, et je le dis sans prétendre à la moindre expertise sur ces sujets : j'ai le sentiment d'une décision prise vite, sans temps long, avec l'idée qu'on discutera après, une fois le fait accompli. On place la barre très haut, on négocie ensuite, et ce qui n'aurait jamais dû être acceptable le devient.


Ce qui me frappe le plus, c'est l'usage qu'on choisit de faire de l'orbite. Pendant qu'on y place des armes, on pourrait s'en servir pour connecter les zones blanches et donner accès à l'éducation à ceux qui n'ont toujours pas internet.


Regarder ce podcast en vidéo : https://youtu.be/fGH-oGBOHFM


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Romain Lanéry en podcast.

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