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Qui peut calmer la colère des lycéens ?
Published 4 days ago
Description
Depuis plus d’une semaine, les affrontements entre la police et les manifestants se succèdent en marge des blocages, avec plusieurs blessés graves à déplorer des deux côtés. Dans ce climat de violence croissante, à qui profite l’embrasement ? Pour en débattre Françoise Degois, éditorialiste politique et Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro.Selon Françoise Degois, les anciens gouvernements portent une lourde responsabilité quant aux récents événements. Elle pointe notamment du doigt le manque de constance dans le cadre des directives ministérielles, dû à une rapide succession de ministres, et la mauvaise gestion du budget de l’Education nationale. Françoise Degois déplore également l’aveuglement de l’actuel gouvernement, qui même face au délabrement d’un grand nombre de lycées, notamment en zone prioritaire, « n’aurait rien vu arriver » et préférerait répondre aux revendications avec une violence démesurée : « black blocs ou pas, on ne tire pas » sur des adolescents, conclut-elle.Une réponse répressive, certes, mais qui est selon Yves Thréard, en partie justifiée par la présence d’éléments radicaux dans les mobilisations : ce sont les casseurs qui tuent le mouvement ». Il ajoute également que l’incapacité du gouvernement de répondre à de telles revendications serait dictée par la situation économique du pays : « le gouvernement n’a rien à proposer car il n’a pas les moyens », affirme-t-il.Les deux intervenants s’accordent cependant sur l’urgence de rebâtir le système éducatif français, ce qui requiert du « courage politique » : « que l’on soit de gauche ou de droite, l’Education nationale reste la colonne vertébrale du pays », conclut Françoise Degois.
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