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L'économie au cinéma: la figure du milliardaire [4/5]

Published 1 week, 4 days ago
Description

Notre série d’été nous plonge dans le monde du cinéma pour explorer les thèmes liés à l’économie. Filmer les flux monétaires n'est pas en soi très intéressant. En revanche, plonger au cœur de l'intimité d'un ou d'une milliardaire est un sujet passionnant. Regardons de plus près cet étrange personnage.

Citizen Kane, réalisé par Orson Welles en 1941, est l'un des premiers films de l'histoire du cinéma qui porte à l'écran l'ambiguïté de notre rapport à l'argent. Le grand réalisateur américain nous éblouit autant par sa mise en scène que par les mouvements de caméra ou encore la lumière. Son film, coécrit avec Herman J. Mankiewicz, dont Welles incarne le rôle-titre, est un véritable chef-d'œuvre cinématographique.

L’homme le plus puissant des États-Unis

Tout au long du film, un enquêteur assis dans l’ombre tente de résoudre une énigme : celle d'un puissant magnat de la presse, Charles Foster Kane, personnage inspiré du parcours du baron des journaux américains, William Randolph Hearst, mort dans son palais, entouré de milliers d’objets et d'œuvres d'art. Aucune des personnes interrogées n’est en mesure de dire toute la vérité sur le défunt.

Un mot que Kane prononce sur son lit de mort symbolise cette énigme : « Rosebud » (Bouton de Rose) fait référence à la luge de son enfance. Dans la séquence finale du film, l’un des personnages conclut ainsi : « Kane a eu tout ce qu’il a désiré. Sauf Bouton de Rose, peut-être ! Mais aucun mot ne peut expliquer la vie d’un homme. Bouton de Rose n’est qu’une pièce de puzzle, une pièce qui manque. » 

La caméra effectue une vue plongeante sur un tas de choses accumulées par Kane durant sa vie. Elle s’arrête sur une vieille luge en bois, ornée de l'inscription « Rosebud », que l’on brûle avec d’autres déchets. L'homme le plus puissant, le plus influent et le plus riche des États-Unis ne rêvait, au fond de lui, que de son enfance modeste, mais heureuse, où il était au plus près des choses. Cela, avant que l'argent ne l'éloigne de tout et de tous.

Le rêve d’être aimé pour ce que l’on est

L'ambiguïté ou plutôt le quiproquo est au cœur de Let's Make Love, une comédie de George Cukor sortie en 1960 et connue en France sous le titre du Milliardaire. L’intrigue ne brille pas par sa complexité : une troupe de théâtre prépare une revue dans laquelle sont ridiculisées des célébrités du moment, dont le milliardaire en question d'origine française établi à New York. Ce dernier, interprété par Yves Montand, avant d’interdire ce spectacle, assiste incognito à une répétition, tombe amoureux de l'actrice, jouée avec malice par Marilyn Monroe, puis s'engage dans la pièce sous pseudonyme pour séduire la belle.

Scénario franchement paresseux, tournage émaillé d'histoires de liaison entre Montand et Monroe… Tout cela est vrai. Et pourtant, cette comédie musicale en forme de vaudeville, drôle et légère, pose une question provocatrice : peut-on aimer un homme riche seulement pour son charmant sourire ?

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L’argent des autres

Comment devenir un milliardaire ? Grâce à l'argent des autres ! Voici le thème tout aussi provocateur de notre dernier opus : Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street), un film réalisé par Martin Scorsese en 2013, dont l'histoire est basée sur l'ascension, la chute et la réd

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