Episode Details
Back to EpisodesPreuves d'humanité, hier et aujourd'hui 2/4 : Gisèle Halimi et les droits des femmes
Description
Rediffusion de l'épisode du 2025-11-13
Dans ce hors-série du Cours de l’Histoire, Xavier Mauduit propose une plongée dans les archives de l’UNESCO pour fêter ses 80 ans. Des archives à la rencontre de grandes voix dont les luttes, les recherches ou les causes résonnent avec celles de notre temps, mises en dialogue avec des archives récentes. Dans ce deuxième épisode, place à Gisèle Halimi et au combat pour les droits des femmes.
Libérer l’opprimé(e) et l’oppresseur
En 1975, Gisèle Halimi a 48 ans. Née en Tunisie, alors sous protectorat français, elle s'installe à Paris à 16 ans, en 1943, pour y poursuivre ses études. Devenue avocate, elle milite pour la lutte contre la colonisation, notamment au moment de la guerre d’Algérie, en défendant des militantes et des militants du Front de libération nationale (F.L.N.).
Marquée par le statut d'infériorité réservé aux femmes dans la société où elle a grandi, Gisèle Halimi sait ce que signifie lutter pour conquérir son indépendance. Surtout, elle sait que l'émancipation des femmes permettra, à terme, de libérer l’homme. Le 25 novembre 1975, lors d’une interview donnée à l'occasion de la table ronde organisée par l’UNESCO pour l'Année internationale de la Femme, elle affirme que, “être libre, c'est ne pas opprimer quelqu'un d'autre. Et la démarche des femmes consiste à faire que, en n’étant pas opprimées, elles empêchent au fond leurs oppresseurs de continuer de l’être. Donc, objectivement et à long terme, cela leur bénéficie."
Dénonçant entre autres les représentations persistantes qui réservent “la véritable création aux hommes” et attribuent la procréation aux femmes, elle souligne que celles-ci sont, de fait, toujours restées à l’écart “des grands phénomènes de notre époque.” En outre, dans cette table ronde qu’elle préside et qui réunit des participantes de différentes nationalités venues échanger dans le cadre de l'Année internationale de la Femme, Gisèle Halimi voit une étape de plus “dans la marche de libération des femmes”.
Faire évoluer le droit et la loi
Gisèle Halimi porte ses combats pour la liberté et l’égalité dans les tribunaux et dans la presse. Là où la société et les institutions d’alors imposent la domination masculine, l'avocate souhaite faire évoluer le droit et la loi. La criminalisation du viol, la libéralisation de l’avortement et l'égalité de droits pour les hommes et les femmes sont les principales causes qu’elle défend.
Marquées par le Mouvement de libération des femmes (M.L.F.) né officiellement le 26 août 1970 dans le sillage, entre autres, du Women's Liberation Movement aux États-Unis et des événements de mai 1968, et voyant se créer de nombreux clubs de femmes qui libèrent la parole sur la condition féminine, les années 1970 sont un grand moment dans la longue histoire du combat pour les droits des femmes.
Les droits des femmes d’hier à aujourd’hui
Les combats d’hier pour qu’évoluent les lois et les mentalités font écho à ceux d’aujourd’hui, et cette lutte reste plus que jamais d’actualité dans plusieurs pays. Le 14 mars 2022, Chékéba Hachemi
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