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Preuves d'humanité, hier et aujourd'hui 3/4 : Jean d’Ormesson, comment appréhender l’avenir

Preuves d'humanité, hier et aujourd'hui 3/4 : Jean d’Ormesson, comment appréhender l’avenir

Published 1 day, 3 hours ago
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Rediffusion de l'épisode du 2025-11-13

Dans ce hors-série du Cours de l’HistoireXavier Mauduit propose une plongée dans les archives de l’UNESCO pour fêter ses 80 ans. Des archives donnant à entendre des grandes voix du passé mises en dialogue avec des archives de notre temps. Dans ce nouvel épisode, on lutte contre le pessimisme et pour l’avenir de la planète avec Jean d’Ormesson, écrivain, journaliste et académicien.

Jean d’Ormesson, la science, les arts et l’avenir de la planète

En 1977, Jean d’Ormesson a 52 ans. Écrivain reconnu, récompensé par le Grand Prix du roman de l’Académie française pour La Gloire de l'Empire (Gallimard, 1971), il a également reçu le Prix Balzac pour Au plaisir de Dieu, publié en 1974, dont le titre est la devise des d’Ormesson, une vieille famille de l’aristocratie française.

Lors d’une table ronde organisée à l’UNESCO en 1977, interrogé sur les défis de l’an 2000, il affirme : “Il y a 100 ans, pareille réunion aurait été marquée du signe de l'optimisme scientifique et du développement indéfini qu’un Victor Hugo, par exemple, pouvait prêter à la science. Aujourd'hui, le pessimisme vient du développement de la science lui-même”. L’une des premières raisons de ce pessimisme étant, précise l'écrivain, la menace de la bombe atomique. “L’humanité vivra désormais sous l’hypothèse d’une destruction possible. Et il me semble que c’est la première fois que l’humanité envisage ainsi son propre suicide.

Pour Jean d'Ormesson, face à cette urgence, l'écrivain et l'artiste doivent “s'abstraire le plus possible de la crise” et “tâcher de jeter un regard aussi neutre et aussi objectif que possible sur le monde”. Il admet néanmoins qu’il leur sera difficile d'ignorer totalement les problèmes de leur temps. Finalement, l'enjeu serait le suivant : “fuir les étiquettes idéologiques, mais ne pas fuir les responsabilités métaphysiques.

Faut-il avoir peur de l’an 2000 ?

La manière d’appréhender l’avenir nous conduit parfois vers l’espoir ou vers une forme de pessimisme qui pèse sur le présent. En 1969, dans l’émission Dim Dam Dom, des enfants racontaient, eux aussi, comment ils imaginaient l’an 2000. Parlant de guerres, de lâcheté humaine et même de robots, certains se montraient moins optimistes que d’autres. Comme le dit l’un d’entre eux, “En l’an 2000, les hommes seront beaucoup plus armés, [...] ils feront beaucoup plus de guerres, et il y aura beaucoup plus de lâcheté, parce qu'il y aura encore des pays qui ne seront pas autant armés qu'eux, et ils les attaqueront à ce moment-là.

Garder espoir face aux défis à venir

Alors, quelle place pour l’espoir et pour l’optimisme au moment de regarder l’avenir ? Surtout quand de nouvelles préoccupations écologiques surgissent, telle l'inquiétude face aux changements environnementaux et au réchauffement climatique. Laurence Tubiana, économiste, diplomate et spécialiste du développement durable, était ambassadrice en 2015 pour les négociations de la Conférence de Paris sur les changements climatiques. Dans le cadre de cette COP21, elle exprimait l’espoir qu’elle plaçait dans la communauté scientifique et dans les institutions internationales que sont les Nations Unies et l’UNESCO. Elle saluait ainsi le rôle “moteur” de la communauté scientifique, capable de mobiliser les savoirs de ses différentes disciplines pour prouver les effets du réchauffement climatique et pour trouver des solutions. “C’est précieux de voir une communauté scientifique qui est prête à s'engager dans le dial

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