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Back to EpisodesComtes, dames, divinités et silex, quatre expositions pour l’été
Description
Quatre expositions pour l'été à Troyes, aux Eyzies, à Arles et à Vire Normandie, car c'est toujours un immense plaisir de se laisser surprendre par une exposition. Elle nous offre une histoire, une narration, de la découverte, du savoir. Seul, en famille, avec des amis, parfois, et c'est mieux, accompagné d'une médiation, d'un guide-conférencier ou d'une guide-conférencière par exemple. La visite d'une exposition est toujours un moment très fort, d'ailleurs nous gardons les tickets en souvenir. Un moment humain, un moment d'exception.
L'exposition "Gestes d'Éternité" aux Eyzies
Les plus vieilles sépultures attestées dans le monde datent d'il y a 120 000 ans. L'archéologie démontre que, dans le passé, le traitement des défunts ne se résume pas aux pratiques funéraires. De la manipulation des corps à la réouverture des tombes, les gestes mortuaires sont nombreux. C'est ce dont témoigne l'exposition "Gestes d'éternité" au Musée national de Préhistoire aux Eyzies (en Dordogne) jusqu'au 8 novembre 2026.
Le Musée national de Préhistoire se donne comme objectif de donner à voir "ces sociétés de la préhistoire, en ce qu'elles nous renseignent aussi parfois, dans ce lien qu'elles peuvent avoir avec nos sociétés plus contemporaines", précise Nathalie Fourment, directrice du Musée national de Préhistoire et co-commissaire de l'exposition. "Nous avons pensé que parler de cette attention portée aux défunts, dans la diversité des gestes, dans leur ancienneté, dans la particularité de certains de ces gestes, était un moyen surtout de raconter les vivants. Les vivants dans leur rapport au monde, au territoire, dans leurs rapports sociaux."
L'exposition "Le Passage de Vénus" à Arles
En 1651 est découverte dans les vestiges du théâtre antique de la ville d'Arles, la "petite Rome des Gaules", une statue copiée d'un modèle attribué au sculpteur romain Praxitèle. Au premier abord, identifiée comme une statue qui représente Diane, elle est transportée incomplète à Versailles en 1683 sous les ordres du roi Louis XIV. Restaurée, la statue retrouve à la fois ses bras et son identité. Le sculpteur François Girardon l'affirme, ce n'est pas une statue à l'effigie de Diane qu'il vient de restaurer, mais bien celle de Vénus. De Praxitèle à Niki de Saint Phalle, de nombreuses représentations statuaires sont exposées à Arles jusqu'au 31 octobre 2026, à l'occasion de l'exposition "Le Passage de Vénus".
L'exposition cherche ainsi à rendre compte du fait que la "Vénus d'Arles est une sculpture avec mille visages et plusieurs histoires qui se succèdent", souligne Romy Wyche, directrice du Musée Départemental Arles Antique et co-commissaire de l’exposition. "Comment choisir quelle histoire raconter, quelle histoire lui faire dire ? On s'est rendu compte qu'il fallait la voir comme un archétype de la Vénusté, de l'Antiquité jusqu'à aujourd'hui, et se poser la question : le culte de Vénus est-il toujours vivant ?"
L'exposition "Passavant le Meilleur ! La Champagne au temps des comtes" à Troyes
"Passavant le meilleur !" ("Passavant li meillor !" en langue champenoise), criaient les comtes de Champagne afin de rallier leurs vassaux sous leur bannière, et crient encore aujourd'hui les supporters de football troyens. À quoi ressemble la Champagne des 12ᵉ et 13ᵉ siècles ? L'exposition "Passavant le Meilleur ! La Champagne au temps des comtes" propose une histoire de la Champagne du bas Moyen Âge par ses comtes et comtesses, jusqu'au 31 octobre 2026 à l’Hôtel-Dieu-le-Comte de la Cité du Vitrail de Troyes (dans l’Aube).*
L'exposition couvre "cette longue période du comté de Champagne qui nous conduit