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Comment le commerce d’animaux sauvages se développe sur les réseaux sociaux

Published 4 days, 21 hours ago
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Acheter un animal sauvage en ligne pour en faire un animal de compagnie est désormais très simple : en quelques clics, il est possible de devenir propriétaire d’un macaque, d’un tigre ou d’un perroquet. Mais ce commerce numérique florissant est souvent illégal et pose de graves risques pour les animaux, les êtres humains et l’environnement.

Pas la peine d’aller sur le Darknet, le commerce des animaux sauvages vivants prolifère tranquillement sur les réseaux sociaux. Selon une étude menée par le Fonds international pour la protection des animaux (Ifaw), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l'Association des zoos et aquariums (AZA) aux États-Unis, en seulement six semaines, près de 1 130 publications de 122 comptes proposant en ligne plus de 1 600 primates vivants ont été identifiés sur Facebook, Instagram, TikTok et YouTube.

Au-delà du nombre, l’étude montre aussi à quel point il est facile d’accéder à ces annonces. « Il suffit d’un téléphone et d’un compte sur les réseaux sociaux pour acheter un primate aux États-Unis. En un simple clic, des amoureux des animaux bien intentionnés peuvent se retrouver impliqués dans une filière criminelle », dénonce Danielle Kessler, directrice d'Ifaw États-Unis.

Ce sont principalement des macaques, des capucins et des ouistitis qui sont mis en vente, mais douze espèces ont été répertoriées en tout, dont des singes-araignées, des tamarins, des lémuriens et même des chimpanzés ! 

« Les vendeurs présentent donc souvent la transaction comme une opération de sauvetage ou une adoption », une couverture pour contourner les algorithmes de détection des plateformes tout en garantissant une bonne visibilité selon l’étude.

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Des vidéos mignonnes et virales

Presque les trois quarts des primates sont en effet menacés et inscrits sur la liste rouge de l’IUCN, certains sont en danger d’extinction, leur vente est donc illégale ou alors règlementée. 

Ces animaux sont vendus comme animaux de compagnie et exhibés ensuite sur les réseaux sociaux. Qui n’a pas déjà vu sur son fil Instagram ou TikTok des vidéos de panthère qui ronronne dans un salon, de perroquet qui danse en rythme ou de petit singe qui joue avec une peluche ? Des vidéos qui banalisent le fait de détenir des animaux sauvages et qui donnent envie d’en acheter. 

La demande augmente et c’est une cause majeure de la disparition des espèces, explique Mia Crnojevic du Fonds international pour la protection des animaux : « Le perroquet gris du Gabon, par exemple, a payé le prix d’être vu comme un animal mignon, proche de nous, etc. On constate une décimation des populations à l’état sauvage. En 50 ans, dans certaines régions, les populations ont chuté de 90 % » et l’année dernière, ces perroquets ont obtenu une protection juridique complète en RDC.

« Maltraitance animalière »

Le braconnage et la vente en ligne d’animaux vivants sont aussi souvent liés au crime organisé et contribuent ainsi au marché illicite de la faune sauvage, est

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