Episode Details

Back to Episodes
Catherine Hiegel, le jeu du théâtre et de l’histoire

Catherine Hiegel, le jeu du théâtre et de l’histoire

Published 3 months, 2 weeks ago
Description

Catherine Hiegel, le jeu du théâtre et de l'histoire, mais aussi du cinéma et de la radio. C'est une histoire riche d'archives et de souvenirs, un rapport au passé qui répond aux préoccupations du présent : savoir bien se tenir. C'est une histoire qui respecte les règles du savoir-vivre dans la société moderne.

Découvrir le théâtre par la radio

Née en 1946, Catherine Hiegel découvre la radio, la musique et le théâtre par son père, Pierre Hiegel. Musicologue autodidacte, discothécaire et critique pour Radio-Cité ou RTL, il incite sa fille à pratiquer la comédie. À l’âge de dix ans, Catherine Hiegel joue alors Cosette à ses côtés dans une adaptation radiophonique des Misérables de Victor Hugo. Son père "travaillait dans des radios privées, à Radio Luxembourg et à Radio Monte-Carlo", témoigne Catherine Hiegel. "Il faisait des émissions sur la grande musique ou sur la variété. Il avait une émission, je crois, quotidienne qui s'appelait 'Bon après-midi', à Radio Luxembourg. Il présentait l'actualité du disque, il avait des invités prestigieux, des chanteurs, des pianistes, des cantatrices. Mon père m'a fait participer à ses émissions dès que j'ai su lire et écrire, c'est-à-dire dès mes 8 ans. J'allais le jeudi après-midi en studio, enregistrer avec papa. Il écrivait des textes sur la vie des grands musiciens, il y avait un dialogue, je posais les questions sur qui était Chopin, Beethoven, Satie. Je découvrais la musique par le dialogue avec mon père."

Sur les planches

Plus tard, Catherine Hiegel fait ses classes au théâtre des Bouffes-Parisiens auprès de Jacques Charon. Elle y joue en 1965 Fleur de cactus, comédie de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy. Elle intègre ensuite le Conservatoire national supérieur d'art dramatique et la Comédie-Française. À la Comédie-Française, Catherine Hiegel explore le répertoire classique, de Molière à Marivaux, pour lequel elle joue souvent les soubrettes. Les rôles de jeune première, "ça m'était interdit", se souvient-elle. "Quand je suis rentrée à la Comédie-Française, où je suis restée 40 ans, je n'ai joué que des soubrettes. Je n'avais pas le droit aux autres rôles. Au début, c'était une souffrance. Après, je me suis rendu compte qu'au fond, c'était formidable, parce que ce sont les plus beaux rôles."

"Vous ne pouvez pas travailler Molière sans connaître les mœurs du 17ᵉ siècle"

En 1975, Catherine Hiegel cosigne une première mise en scène du Misanthrope, avec Jean-Luc Boutté. Pour mettre en scène la pièce, elle entreprend un travail historique, qu'elle juge essentiel pour les metteurs et metteuses en scène et les comédiens et comédiennes : "Vous ne pouvez pas travailler Molière sans connaître les mœurs du 17ᵉ siècle", explique-t-elle. "Avec Jean-Luc [Boutté], on a travaillé pendant un an à l'Arsenal [bibliothèque nationale, à Paris] et à la Bibliothèque nationale [de France]. On a regardé tous les documents, il y a par exemple toute l'affaire des poisons qui éclate au moment de la création du Misanthrope. Quand Alceste dit « Est-ce par l'ongle long qu'il porte au petit doigt / Qu'il s'est acquis chez vous l'estime où l'on le voit ? », tout le monde pense que l'ongle long, c'est quelqu'un de précieux. On est en pleine affaire des poisons, La Voisin et la [marquise de] Brinvilliers viennent d'être brûlés. Les femmes et les hommes laissaient pousser l'ongle pour mettre des poudre

Listen Now

Love PodBriefly?

If you like Podbriefly.com, please consider donating to support the ongoing development.

Support Us